Le retour du Sciaratu sur le Rocher

Samedi 23 juillet, de 17h à minuit, la Mairie renoue avec la tradition et propose une réédition de Monaco-Ville en fête et son Sciaratu.

Cela fait près de vingt ans qu’U Sciaratu, roi du carnaval monégasque, n’a pas gaiement pris d’assaut les ruelles du Rocher. Cette année, après plusieurs éditions de la Fête Médiévale, le Service Animation de la Mairie de Monaco remet cette sympathique tradition au goût du jour en proposant une version moderne de Monaco-Ville en fête et son Sciaratu, à l'initiative de Jean-Marc Deoriti-Castellini, adjoint au Maire en charge du Pôle Animation.

Ce samedi 23 juillet dès 17h la fête sera partout sur le Rocher : alors que plusieurs chars de grande taille, conçus spécialement pour l’occasion, feront le tour des remparts, parades, déambulations de rue, animations et troupes musicales, distrairont petits et grands tout au long de la soirée.

Les chars défileront de 17h à 17h45, puis de 19h à 19h45. Ces deux défilés seront ponctués de deux spectacles, le premier de 17h45 à 18h15 et le second de 19h45 à 20h, Place du Palais. A partir de 20h15 les chars stationneront sur le parvis du Musée Océanographique qui restera exceptionnellement ouvert jusqu’à 21h pour l’occasion.

C’est un retour aux sources que propose la Mairie aujourd’hui avec cette réédition de Monaco-Ville en fête et son Sciaratu, qui se terminera, comme le veut la tradition, par un grand bal sur la Place de la Mairie à partir de 21h.

Renseignements :
(+377) 93 15 06 02


Les origines d’U Sciaratu… 

La tradition a largement évolué au cours des siècles : autrefois les rues du Rocher accueillaient pendant la période de Carnaval (avant le carême) des gens déguisés, souvent des femmes déguisées en hommes et des hommes déguisés en femmes. Des jeunes gens faisaient sauter un mannequin de paille et de chiffons, u payassu, et se jetaient joyeusement œufs, farine, haricots, citrons et oranges. A la fin du Carnaval, u payassu, pendu et brûlé sur une terrasse du Palais, faisait place à la musique et aux bals. Ainsi est décrit le Carnaval d’autrefois par Louis Canis dans son ouvrage "Notre passé" (Comité National des Traditions Monégasques, 1963). 

Après-guerre, le Carnaval se déroulait encore en hiver et sur le Rocher mais les festivités étaient réduites à trois jours. Les jeunes, i mufi, lançaient en l’air ce même payassu qui finissait pendu puis brûlé mais sur la place de la Mairie cette fois, le jour de Mardi-Gras. Les confettis, moins dangereux, avaient remplacés les projectiles hétéroclites. 

Plus récemment, le Roca-Club, Comité chargé de l’organisation du Carnaval, avait repris cette tradition en ajoutant des chars et des fanfares pour animer le cortège. Cette fois, même si payassu existait toujours, c’est u sciaratu, du monégasque "tapage, chahut", qui était mis à l’honneur sous la forme d’un roi Carnavalesque se pavanant sur un char. Plus tard, le succès de cette manifestation poussa les organisateurs à déplacer le corso en été afin que résidents et touristes puissent y participer en plus grand nombre. Comme toujours, la fête se terminait par un grand bal. 

Depuis les années 90, cette tradition avait complètement disparu. Elle est aujourd’hui remise au goût du jour grâce à l’initiative de la Mairie qui proposera le samedi 23 juillet "Monaco Ville en fête et son Sciaratu". 

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