U Sciaratu - Le Carnaval Estival du Rocher

Les origines d’U Sciaratu… 


La tradition a largement évolué au cours des siècles : autrefois les rues du Rocher accueillaient pendant la période de Carnaval (avant le carême) des gens déguisés, souvent des femmes déguisées en hommes et des hommes déguisés en femmes. Des jeunes gens faisaient sauter un mannequin de paille et de chiffons,u payassu, et se jetaient joyeusement œufs, farine, haricots, citrons et oranges. A la fin du Carnaval, u payassu, pendu et brûlé sur une terrasse du Palais, faisait place à la musique et aux bals. Ainsi est décrit le Carnaval d’autrefois par Louis Canis dans son ouvrage "Notre passé" (Comité National des Traditions Monégasques, 1963). 

Après-guerre, le Carnaval se déroulait encore en hiver et sur le Rocher mais les festivités étaient réduites à trois jours. Les jeunes, i mufi, lançaient en l’air ce même payassu qui finissait pendu puis brûlé mais sur la place de la Mairie cette fois, le jour de Mardi-Gras. Les confettis, moins dangereux, avaient remplacés les projectiles hétéroclites. 

Plus récemment, le Roca-Club, Comité chargé de l’organisation du Carnaval, avait repris cette tradition en ajoutant des chars et des fanfares pour animer le cortège. Cette fois, même si u payassu existait toujours, c’est u sciaratu, du monégasque "tapage, chahut", qui était mis à l’honneur sous la forme d’un roi Carnavalesque se pavanant sur un char. Plus tard, le succès de cette manifestation poussa les organisateurs à déplacer le corso en été afin que résidents et touristes puissent y participer en plus grand nombre. Comme toujours, la fête se terminait par un grand bal. 

Depuis les années 90, cette tradition avait complètement disparu. Elle est aujourd’hui remise au goût du jour grâce à l’initiative de la Mairie.